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A la montée des eaux de l’océan atlantique à marée haute, l’eau est conduite via le “trait” puis les “étiers” vers la saline, pour s’accumule dans une première série de bassins : les vasières.

Par la suite l’eau suit un circuit sur toute la saline pour finir dans les oeillets, les bassins de récolte. Sur tout son parcourt (de plusieurs semaines), l’action cumulée de la chaleur solaire et du vent accélère l’évaporation. Le temps nécessaire à l’évaporation détermine l’organisation de l’espace de circulation. Un grand espace permet un long parcours de l’eau, donc une intense évaporation. L’eau qui circule en s’évaporant se concentre progressivement en sel. II s’agit de maintenir le taux de salinité de l’eau déjà concentrée, tout en introduisant de manière continue des eaux nouvelles.

Le circuit de l’eau vers la saline du paludier

Le circuit de l'eau dans les marais salants de Guérande

Le circuit de l’eau dans les marais salants de Guérande

Les premières prises de l’eau sont réalisées à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril. L’eau est introduite dans les vasières puis successivement dans le cobier, les fares, les adernes en s’y évaporant petit à petit, de sorte qu’après un trajet extrêmement sinueux, elle parvient aux bassins les plus éloignés des prises d’eau, les plus petits aussi, appelés les oeillets.
Le sel cristallise dans ces derniers bassins (les oeillets) et c’est à cet endroit que le sel et la fleur de sel sont récoltés. Les oeillets sont aménagés différemment des autres bassins. Effectivement, chacune des digues dispose d’une plateforme de récolte “la ladure” qui permet de récolter le gros sel à l’aide d’un “las”. La fleur de sel, elle, apparaît certains jours en surface des oeillets comme naîtrait un enfant façonné par les vents et le soleil.


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