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LA SALICORNE
Cette plante grasse pousse à partir du mois d’avril à proximité immédiate de l’eau salé et en particulier sur les petites levées qui canalisent l’eau dans le marais salant. A partir de la fin de l’été et en automne elle prend une couleur rouge caractéristique avant de sécher et dépérir. Il s’agit d’une plante comestible au goût salé et iodé que l’on peut déguster comme légume, cuite ou en salade, ou encore comme condiment lorsqu’elle est confite dans le vinaigre.

Les salicornes des marais salants de Guérande

Les salicornes des marais salants de Guérande

 

L’OBIONE

Ce petit arbrisseau aux feuilles arrondies et charnues pousse en colonies très denses au pied des bosses des marais salants. Sa floraison qui intervient en été est peu spectaculaire, ses fleurs jaunâtres étant d’assez petites taille.

L'obione, plante des marais salants de Guérande

L’obione, plante des marais salants de Guérande

 

LA MOUTARDE NOIRE

Au printemps les bosses des marais salants se couvrent de fleurs jaunes : cette particularité du paysage est due à la moutarde noire. Cette crucifère de la même famille que le colza développe le long de ses tiges des petites cosses contenant de minuscules graines brunes. Celles-ci, broyées et mélangées à du vinaigre pourront donner le fameux condiment.

La moutarde noire des marais salants de Guérande

La moutarde noire des marais salants de Guérande

 

LA STATICE

Cette plante vivace de 30 à 60 cm de haut est également appelée limonium, lavande de mer, immortelle des sables ou encore saladelle dans le midi. Ses fleurs violacées conservant longtemps leur éclat une fois la plante séchée, elle est souvent cueillie sur le marais. Cette pratique désormais interdite a entraîné une raréfaction de cette espèce protégée caractéristique des marais maritimes.

La statice des marais salants de Guérande

La statice des marais salants de Guérande

 

LA SOUDE MARITIME

Plante herbacée de milieu humide et salé, la soude se caractérise par ses feuilles en aiguilles demi cylindrique. Ce végétal entrait autrefois dans la composition du ‘lessit’, décoction obtenue en faisant bouillir un mélange de plantes halophiles et de sarments dans un sachet de toile. Le produit ainsi obtenu servait alors de lessive.

La soude marine des marais salants de Guérande

La soude marine des marais salants de Guérande

 

LE FENOUIL SAUVAGE

Plante vivace pouvant atteindre 1 mètre de haut, la chicorée sauvage a de petites feuilles allongées aux lobes profonds et des fleurs bleu vif. Son fruit à la surface légèrement écailleuse appartient à la catégorie des akènes.
La consommation de chicorée sous forme de décoctions, à l’occasion de maladies hépatiques, permet de stimuler la sécrétion de bile et de sucs gastriques. L’action diurétique et laxative de cette plante est généralement employée pour soulager les inflammations des voies urinaires. De par sa concentration en inuline, elle est également appréciée dans le traitement du diabète.

Le fenouil sauvage des marais salants de Guérande

Le fenouil sauvage des marais salants de Guérande


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Située à la naissance d’une presqu’île, Guérande est une très ancienne cité médiévale magnifiquement conservée.

Les épais remparts de la vieille ville dominent fièrement les carreaux étincelants des marais salants qui ont fait la richesse de la ville. Le sel est encore exploité à Guérande de façon artisanale par les paludiers et est présent sur les meilleures tables de France.

“Gwen Ran”, la “ville blanche” doit d’ailleurs son nom au sel qui longtemps a été une denrée sacrée, véritable monnaie pour les échanges commerciaux. Les marais salants, où tout se fait encore à la main dans un silence et une lumière étonnants, ont permis à une flore et une faune sauvage exceptionnelles de se développer. Grand hérons bleus et aigrettes survolent les marais en silence ou se figent entre les hautes herbes, les pattes dans l’eau, à l’affût de petits poissons.

La ville de Guérande au porte des marais salants

La ville de Guérande au porte des marais salants

Les paludiers, conscients de l’équilibre nécessaire du ce site naturel , sont les gardiens respectueux de ce temple vivant. A pied ou à vélo, perdez vous dans cet immense dédale, en faisant attention de ne pas déranger .

La vie à Guérande

Le canton de Guérande comprend les communes de Guérande, Mesquer, Piriac-sur-Mer, Saint-André-des-Eaux, Saint-Molf et La Turballe.
Les habitants de la commune se nomment les guérandais et guérandaises.
La commune de Guérande se situe au cœur de la presqu’île guérandaise. Ce territoire est dénommé ainsi car il est entouré à l’ouest par l’océan Atlantique, à l’est par le marais de Brière, au sud par La Loire et au nord par la Vilaine.La ville est implanté au point culminant (59 mètres au niveau de l’ancien Petit Séminaire) d’une ligne de coteaux allant de Saint-Nazaire à Piriac-sur-Mer, offrant une vue sur les côtes et l’arrière pays (vers les marais de Grande Brière).La Presqu’ile de Guérande, particulièrement la cuvette occupée par les Marais Salants, jouit d’un microclimat océanique relativement sec et venté, très changeant au cours de la journée, sous l’influence des marées et des brises thermiques.
L’économie locale est essentiellement orientée vers l’agriculture (élevage bovins et maraichage, ce dernier en cours de régression) et les activités tertiaires ou l’artisanat (PME-PMI)). Les activités liées au tourisme sont en augmentation.

La ville de Guérande au porte des marais salants

La ville de Guérande au porte des marais salants

Les maraîchers produisent encore parfois une carotte rouge-orangé, moyenne et de gros diamètre : “la carotte guérandaise”.
Sur le coteau de Guérande était produit un vin rouge réputé, de bonne garde pour l’époque – 3 à 5 ans selon les années -, qui était vendu en Bretagne et exporté vers l’Angleterre. Cette production a régressée au cours du XVIIIe pour disparaitre au début du XXème siècle. Quelques ceps survivent encore dans des parcelles abandonnées ou dans des talus. Les vignes étaient plantées en bas de coteau, de Trescalan à Careil principalement, sur des sols colluvionnés argileux et profonds. Les parcelles les plus réputés étaient le “Clos Saint Aubin”, (ou Clos de la Pierre) entre Guérande et Saillé, et le “Clos de Marsillé”.
Grand marché le samedi sous les halles et en centre ville (autours de la Collègiale) et “petit” marché le mercredi. Le marché de Guérande est une institution pluricentenaire (celui du samedi est antérieur au XIIe siècle) toujours vivante, et toute l’année.